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17 janvier 2018

CORRIGE TD L’ordre seigneurial, la domination des campagnes


Comment les seigneurs et l’Église dominent-ils les campagnes ?

A / La seigneurie, nouveau cadre politique.

  • Seigneurie : vaste domaine agricole sur lequel le seigneur exerce son autorité.
  1. Voir textes.
  2. Les paysans sont obligés d’effectuer des tâches agricoles pour leur seigneur : les corvées. Ils doivent payer des impôts en argent : le cens. Ils sont contraints d’utiliser les bâtiments du seigneur pour transformer les produits agricoles en échange de taxes : les banalités.
  • Corvée : travail gratuit et obligatoire effectué par les paysans pour le seigneur.
  1. C’est l’intendant. L’intendant perçoit les taxes dues au seigneur : le cens et les produits agricoles. Les paysans sont contraints d’utiliser les bâtiments du seigneur pour transformer leurs denrées. L’intendant surveille le travail du paysan et l’utilisation du moulin banal.
  2. Banalité : taxe payée par le paysan au seigneur pour l’utilisation de ses bâtiments (moulin, four, pressoir…)
  3. Certains paysans contestent l’autorité de leur seigneur. Bien souvent, ils sont punis voire mutilés pour s’être rebellés. Les principales révoltes ont lieu au XIe siècle et au XIVe siècle.
  4. Voir le document joint.

 

  • Réserve: terre que le seigneur garde pour lui-même qu’il fait cultiver par des paysans soumis à la corvée.
  • Tenure: terre que le seigneur loue aux paysans en échange de redevances (cens) et de corvées.

 

Bilan. La seigneurie est le territoire sur lequel le seigneur (laïc ou religieux) exerce son pouvoir. C’est aussi un grand domaine agricole qui fournit les revenus du seigneur. La seigneurie est plus ou moins étendue et elle est divisée en deux grandes parties : la réserve et les tenures. Les habitants, les paysans sont regroupés en village. Sur ses terres, le seigneur possède le pouvoir de commander, de juger et de prélever des taxes sur les paysans. Un seigneur peut posséder plusieurs seigneuries.

B / L’organisation féodale.

  • Vassal : seigneur ayant reçu un fief en échange de sa fidélité et de services.
  1. Au XIIIe siècle, l’évêque de Mende est le vassal direct du roi de France dans le Gévaudan. Il veut obtenir du roi sa protection. Les vassaux indirects du roi sont les vassaux de l’évêque (huit barons), ainsi que leurs vassaux. Le lieu de résidence de l’évêque se trouve à Mende au centre du Gévaudan. Ses vassaux résident dans des châteaux.
  2. Un seigneur devient le vassal d’un autre seigneur en lui rendant hommage et en lui prêtant un serment de fidélité. Hommage : cérémonie au cours de laquelle un vassal s’engage à servir un autre seigneur, le suzerain.
  3. Les trois étapes sont l’hommage (le vassal se place sous la protection d’un seigneur) ; le serment de fidélité ; l’investiture (le seigneur remet un fief à son vassal).
  4. Les obligations du vassal sont l’aide militaire, l’aide financière et le conseil. Les obligations du suzerain sont la protection et la défense en justice.
  • Un suzerain : seigneur ayant des vassaux.
  1. Voir la pyramide féodale

C / Des campagnes qui se transforment, 11e -13e siècle.       

  1. L’Europe a gagné 31 millions d’habitants entre 1000 et 1300 ; la France, 12 millions.
  2. Les progrès techniques réalisés au Moyen Âge sont : l’assolement triennal, le moulin, la charrue et le collier d’épaule. Les conséquences sont une augmentation des productions agricoles et de la population.
  3. Les défrichements permettent la mise en culture de nouvelles terres et la création des villages. Ils durent un siècle (XIe siècle). Les paysans sont à l’origine des défrichements car ils cherchent de nouvelles terres à cultiver afin de mieux se nourrir. Les seigneurs les encouragent ensuite car ils peuvent prélever des impôts sur ces nouvelles terres mises en culture. Les seigneurs ecclésiastiques y prélèvent aussi la dime.

 

  • .

 

    Des progrès techniques

De nouveaux outils (charrue + collier d’épaule + moulin)

Une nouvelle organisation des cultures (assolement triennal)

+ un réchauffement climatique

 
         
Les surfaces cultivées

 

Elle augmente.

 

 

    Les récoltes

 

Elles sont plus abondantes et plus variées.

 

     
Les paysages

 

Les défrichements de la forêt transforment les paysages.

 

  La population

 

Elle est mieux nourrie et elle augmente.

 

  Les famines

 

Elles disparaissent.

       
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Les conséquences

Les conditions de vie des paysans s’améliorent.

Les seigneurs s’enrichissent.

Il y a une reprise du commerce lointain et un renouveau des villes.

Le 13e siècle marque la fin du servage en Europe occidentale.

   

D / La vie dans les campagnes.

La communauté villageoise.

 

La vie des seigneurs Les campagnes encadrées par l’Église
1.     Les paysans représentent 90 % de la population.

2.     La journée de travail d’un paysan commence au lever du soleil et s’achève au coucher du soleil.

3.     Les paysans cultivent surtout des céréales qui sont la base de l’alimentation. Ils cultivent également quelques légumes panais, choux…

4.     Ils élèvent quelques animaux pour leur viande (poules, porcs) et d’autre pour leur fourrure (moutons).

5.     Les pluies sont à l’origine de la famine.

6.     La communauté villageoise constitue une véritable structure d’encadrement au sein de la seigneurie. Les paysans s’organisent pour répartir le travail agricole, régler les éventuels conflits, évoquer les réparations, l’entretien de l’Église, limiter le pouvoir du seigneur et faire valoir leurs droits.

7.     De très nombreuses fêtes rythment la vie des paysans. On fête au village les moments forts de la vie agricole mais également le renouveau de la nature. Les fêtes étaient aussi des fêtes religieuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

a.     Le château de Loches a été construit par les comtes d’Anjou à partir du XIe siècle. La construction du château s’achève au XVe siècle.

b.     Le seigneur vit dans le donjon. Il vit entouré de sa famille et des gardes du château. Il reçoit régulièrement ses vassaux et dormir avec le seigneur est un grand honneur pour le vassal.

c.      Le mobilier était très simple : des tables que l’« on dressait » sur des tréteaux avant de manger, bancs, coffres qu’on déplaçait sans cesse.

d.     Il fait sombre dans le château parce qu’il n’y a pas de véritables fenêtres, juste des meurtrières. Il fait froid parce que le chauffage se fait par des cheminées. Pour apporter de la chaleur ou couper le froid, on installe des tapisseries sur les murs et autour du lit.

a.     Les seigneurs sont chevaliers.

b.     L’adoubement est la cérémonie qui fait d’un homme un chevalier. Le futur chevalier reçoit ses armes (un haubert, un heaume, les éperons, l’épée, un destrier, un écu, une lance) et la colée par son parrain.

c.      Les tournois sont un jeu guerrier dans lequel les chevaliers s’affrontent pour montrer leur courage. C’est aussi un entraînement à la guerre. Les chevaliers participent ou organisent des banquets, ils paradent, ils dansent, ils chassent. Ces activités constituent les distractions des chevaliers.

d.     Raoul de Cambrai est considéré comme un mauvais chevalier parce qu’il s’attaque à des personnes désarmées, des femmes, des enfants. Un bon chevalier respecte les règles de chevalerie. Il est courageux, généreux, loyal, et il fait la cour aux dames.

 

 

a.     L’Église : désigne la communauté des chrétiens et l’institution exerçant l’autorité religieuse. Avec un « e » minuscule, l’église est le lieu de prière des chrétiens.

b.     Les chrétiens après leur mort espèrent aller au paradis après le Jugement dernier.

c.      Les chrétiens se réunissent dans une église pour prier.

d.     Le chrétien doit au moins une fois par an, pour la fête de Pâques, se confesser, faire la pénitence et communier. Celui qui ne respecte pas ces règles risque d’être interdit d’entrer dans une église et d’être enterré dans un cimetière. C’est l’excommunication.

e.     Pour limiter la violence, l’Église impose aussi la Trêve de Dieu qui interdit de se battre du mercredi soir au dimanche soir. L’Église essaye de protéger les clercs, les paysans, les marchands et les serviteurs de la violence des chevaliers. C’est la Paix de Dieu.

f.      Les paysans doivent payer la dîme à l’Église.

 

 

 

 

 

 

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