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1 décembre 2020

CORRIGE CH Démocraties et expériences totalitaires, 1919-1939


CORRIGE CH ENT Démocraties et expériences totalitaires (1919-1939)

Comment les régimes totalitaires menacent-ils des démocraties affaiblies dans l’Europe de l’entre-deux-guerres ?

I / L’Europe entre les deux guerres mondiales.

  1. La Russie bolchévique devient l’URSS (Union des républiques socialistes soviétiques) en 1922. Le régime politique de cet État est le communisme (idéologie qui veut la création d’une société parfaitement égalitaire, sans différence de richesse et sans propriété privée).
  2. Après la mort de Lénine en 1924, Staline devient le maître du pays jusqu’en 1953. Staline met en place le régime totalitaire à partir de 1928.
  3. La République de Weimar (Thuringe) s’installe en Allemagne après sa défaite en 1918. Le régime nazi succède à la République de Weimar en 1933.
  4. La IIIe République (1870-1940) est le régime politique de la France dans l’entre-deux-guerres.
  5. Les démocraties dans l’Europe de l’entre-deux-guerres se situent au Nord-Ouest du continent.
  6. Au Sud, au centre et à l’Est de l’Europe s’installent progressivement des régimes dictatoriaux dans l’Europe de l’entre-deux-guerres.

 

II / Le régime totalitaire nazi.

  1. Le traité de Versailles est le traité de paix signé le 28 juin 1919 entre l’Allemagne et les Alliés. Ce traité est vécu par les Allemands comme injuste et humiliant car ils sont jugés seuls responsables du déclenchement de la guerre.
  2. Les répercussions sociales de la crise de 1929 sont une forte hausse du chômage en Allemagne, 26.3 % de la population active en 1933 (soit 6 millions de personnes) et donc de la misère.
  3. Les répercussions politiques de la crise de 1929 sont d’une part que beaucoup d’Allemand (43.9 % en 1933) se tournent vers le parti nazi (NSDAP) pour trouver des solutions à la crise, et d’autre part la faiblesse du parti communiste. Beaucoup d’ouvriers et chômeurs adhèrent aux idées nazies.
  4. Pour cette jeune allemande, les causes de la crise de 1929 sont : les réparations que l’Allemagne doit payer à ses anciens adversaires, le gouvernement de la République de Weimar et les juifs. Cette allemande reconnaît que l’on ne parle pas de la crise née aux États-Unis et qui se diffuse ensuite dans le monde entier.
  5. Le parti nazi promet du « travail et du pain » aux Allemands. Il bénéficie aussi du soutien du grand patronat allemand.
  6. En 1933, il devient le premier parti politique et Hitler est nommé, par Hindenburg, président de la République, Chancelier (Premier ministre) le 30 janvier 1933. En 1934, Hindenburg décède. Hitler en profite pour cumuler les fonctions de président de la République et Chancelier. Il devient le Führer.

 

Nom : Hitler Adolf (1889 ; 1945)

Parti politique : NSDAP (parti nazi)

Date du coup d’État : 1923 à Munich (échec + prison pour Hitler)

Livre : Mein Kampf (Mon combat, livre écrit en prison).

Symboles du parti nazi : croix gammée, chemise brune, salut hitlérien.

Devise de l’Allemagne nazie : Ein Volk, Ein Reich, Ein Führer ! (Un peuple, un empire, un chef, devise de l’Allemagne nazie).

Le 30 janvier 1933, Hitler devient Chancelier d’Allemagne (~ de 1er ministre). Hitler arrive légalement au pouvoir en Allemagne.

 

 

B / Tâche complexe : Les caractéristiques du nazisme. 

Entre janvier 1933 et août 1934, Adolf Hitler met en place un régime totalitaire en Allemagne, par des décrets et des lois. Les nazis limitent d’abord les libertés d’expression, de presse et de réunion (février 33). Puis, Hitler obtient en mars 1933 les pleins pouvoirs et fait les lois. En juillet 1933, tous les partis politiques sont interdits, sauf le parti nazi.  Enfin en août 1934, il devient le « Führer », le guide du peuple et cumule les fonctions de président et de chancelier du Reich (Empire allemand).

 


Le totalitarisme

Le régime nazie

 

 

 

 

Le pouvoir politique est confisqué

Un chef de parti concentre tous les pouvoirs

Adolf Hitler dirige l’allemange de 1933 à 1945.

1933 : Chancelier

1934 : Fürher

Un seul parti est autorisé

 

Le NSDAP (parti national socialiste des travailleurs allemands)

Une idéologie marquée par :

 

L’idéologie nazie est décrite dans le livre écrit par Hitler, « Mein Kampf » (Mon combat). Le régime nazi est : Le nazisme est : raciste et antisémite ; anti-démocratique ; « un espace vital » regroupant les populations germanophones qui doit assurer les moyens d’existence sur cette planète » ; le culte du chef.

 

Des symboles :

La croix gammée, le salut hitlérien

 

 

La population est embrigadée et encadrée

La propagande (moyens d’influence de masse contrôlés par l’État) est très utilisée

 

Tous les supports (affiches, livres, cinéma, mais surtout la radio), les rassemblements.

 

Le culte de la personnalité est mis en place

Le culte du chef, infaillible qui a tous les droits.

 

Des organisations encadrent la population en particulier la jeunesse.

Les Jeunesses Hitlériennes

 

 

 

 

 

La population est surveillée

Des « ennemis » sont désignés.

 

Les communistes, les juifs, les intellectuels, les délinquants et tous ceux qui s’opposent au nazisme.

 

Pourchassés par une police politique

 

La Gestapo / Les SS

 

Emprisonnés et éliminés

Les camps de concentration (Dachau ouvre en 1933).

 

 

L’économie est contrôlée

L’État définit la politique économique

 

Développer l’industrie d’armement et les transports (construction d’autoroutes).

Autarcie (ersatz)

 

Un régime raciste et antisémite

Le régime nazi est un régime raciste et antisémite dont les Juifs sont les principales victimes. En effet, les Juifs sont accusés d’être responsables de tous les maux de l’Allemagne : la défaite et de la crise du début des années 1930. Les nazis, au pouvoir à partir de 1933, multiplient les mesures antisémites pour chasser les Juifs d’Allemagne. Les nazis commencent en 1933 par déclarer le boycott des magasins juifs ; en 1935, les lois de Nuremberg les excluent de la communauté nationale allemande. Ils sont victimes d’agressions de plus en plus violentes. Elles culminent lors de la Nuit de Cristal, 9-10 novembre 1938.

 

 

  • AFFICHE DE PROPAGANDE Hitler et l’idéologie nazie.

 

  1. Il s’agit d’une affiche allemande de propagande nazie de 1935 réalisée par K. Stauber et intitulée « Vive l’Allemagne ! ».
  2. En 1935, Hitler dirige l’Allemagne depuis 2 ans. Il est le Führer. En 1935, il rétablit le service militaire interdit par le traité de Versailles de 1919.
  3. Le personnage au premier plan est Hitler, chancelier du Reich. Il porte un uniforme des SA (sections d’assaut, milice chargée du service d’ordre dans le parti nazi. Ses principaux membres sont éliminés en 1934).
  4. Hitler a le regard dur et le poing serré et il brandit le drapeau nazi avec la croix gammée. Il est éclairé par une lumière céleste.
  5. À l’arrière-plan, on voit une foule de soldats vêtus du même uniforme faisant le salut nazi. Ils suivent leur chef, le Führer.
  6. Les symboles du parti nazi sont la croix gammée et le salut hitlérien.
  7. L’aigle symbolise l’empire allemand. Hitler a voulu établir un empire de 1000 ans, le IIIe
  8. L’affiche s’adresse au peuple allemand et veut montrer la force d’Hitler et du parti nazi.
  9. Cette affiche illustre le culte du chef car elle présente Hitler comme le guide d’une nation allemande unie derrière lui.

 

Le régime nazi. Dans les années 1920, Hitler est à la tête d’un petit parti d’extrême droite : le parti nazi (NSDAP). En 1924, il rédige Mein Kampf, dans lequel il critique sévèrement le traité de Versailles et annonce vouloir redonner sa puissance à l’Allemagne. Il dit aussi vouloir mettre en place une société inégalitaire basée sur le racisme : les Juifs seraient exclus de la société allemande et seules les personnes de sang allemand (appelées « aryennes » par Hitler) auraient des droits. Hitler profite de la crise de 1929 que les partis classiques allemands ne parviennent pas à juguler pour populariser ses idées nationalistes et raciales auprès des Allemands. Le peuple vote de plus en plus pour le parti nazi aux différentes élections. Le 30 janvier 1933, le président Hindenburg nomme Hitler chancelier, car les nazis sont devenus le principal parti du pays. Hitler institue une dictature légale et liquide le Parti communiste à la suite de l’incendie du Reichstag, en février 1933. Si des doutes existent encore sur l’origine de l’incendie, Hitler s’appuie sur ce prétexte pour mettre en œuvre une répression féroce à l’égard des autres partis politiques (à commencer par les communistes, principaux concurrents lors des élections précédentes) et pour se faire attribuer les pleins pouvoirs pour quatre ans lors d’un vote au Parlement le 23 mars 1933. La dictature hitlérienne est établie en quelques mois. S’ensuit un climat de terreur qui voit l’abolition des principales libertés civiles et aboutit, en juillet 1933, à la proclamation d’un parti unique en Allemagne.

 

Vocabulaire

  • Embrigader: Faire entrer quelqu’un, par contrainte ou par persuasion, dans une organisation fondée en général sur l’autorité ; enrégimenter : Embrigader quelqu’un dans un parti.
  • Endoctriner: Faire partager à quelqu’un ses opinions, lui faire adopter telle doctrine, telle attitude en lui imposant des règles de pensée, de conduite ; catéchiser.
  • Dictature: Régime politique où tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains d’une personne, d’un parti.
  • NSDAP (Parti national socialiste des travailleurs allemands) : parti politique dirigé par Adolf Hitler dont l’idéologie est le racisme.
  • Idéologie: ensemble d’idées qui propose une manière d’organiser la société.
  • Antisémitisme: hostilité, la haine à l’égard des juifs qui sont considérés comme une race ou un groupe distinct et inférieur au reste de la société.
  • Démocratie : Etat où l’ensemble des citoyens élisent des représentants qui exercent le pouvoir.

 

C / Le régime totalitaire soviétique

 

Une longue guerre civile (1917-1921) suit la prise de pouvoir par les bolcheviks. Afin d’imposer le communisme, Lénine met en place une politique de terreur en Russie, devenue URSS en 1922. À partir de 1924, successeur, Joseph Staline prend le pouvoir et construit un régime totalitaire.

Le totalitarisme

Le régime soviétique (10 pts)

 

 

 

 

Le pouvoir politique est confisqué

Un chef de parti concentre tous les pouvoirs

Joseph Staline (1879-1953) succède à Lénine en 1924 et devient le maître de l’URSS en 1928 jusqu’en 1953.

Un seul parti est autorisé

 

Le Parti communiste est le seul autorisé en URSS.

Communisme : système politique inspiré par Karl Marx, caractérisé par la mise en commun des moyens de production et d’échanges.

 

Une idéologie marquée par :

 

Un totalitarisme de classe : une société sans classe, égalitaire.

Un projet internationaliste : propager la révolution dans le monde.

Des symboles :

Drapeau rouge, marteau et faucille.

 

 

La population est embrigadée et encadrée

La propagande (moyens d’influence de masse contrôlés par l’État) est très utilisée

 

Affiche et cinéma mis au service du régime mais aussi l’ensemble des médias.et toutes les formes d’art.

Le culte de la personnalité est mis en place

Staline est présenté comme un chef infaillible et bienveillant.

Des organisations encadrent la population en particulier la jeunesse.

Dès leur plus jeune âge, les Soviétiques sont encadrés : école, parti et organisations communistes (les Komsomols pour les 15-25 ans)). Elles enseignent les valeurs communistes.

 

 

 

La population est surveillée

Des « ennemis » sont désignés.

 

Koulaks, les opposants à Staline sont éliminés par le régime.

Pourchassés par une police politique

 

NKVD arrête environ 1.5 millions de personnes considérées comme les ennemis du régime.

Emprisonnés et éliminés

Goulag administration qui gère les camps de concentration dans lesquels sont enfermés les ennemis du régime. Environ 1.9 million de détenus en 1938 et 680 000 exécutions.

 

L’économie est contrôlée

L’État définit la politique économique

 

Collectivisation, planification (5 ans) et création des kolkhozes. L’État contrôle toute l’économie.

Volonté de faire de l’URSS une grande puissance industrielle.

 

 

Nom complet : Joseph Staline (1879 – 1953)

Dirigeant de l’URSS de 1924 à 1953

Seul maître en URSS : 1928

Régime politique mis en place en URSS : régime soviétique est un régime totalitaire (régime fondé sur la toute-puissance de l’État. Il est caractérisé par l’embrigadement de la population, le contrôle de l’économie et de la culture et le recours à la terreur).

 

 

Le régime soviétique.

 

Lénine et le parti bolchevik prennent le pouvoir en Russie à partir de 1917, en faisant une révolution. Ils chassent tous les opposants lors de la guerre civile qui dure jusqu’en 1921. En 1922, la Russie est remplacée par l’URSS. Staline succède à Lénine à la mort de ce dernier en 1924. Alors que plusieurs prétendants à la succession de Lénine s’affrontent, Staline l’emporte sur son principal rival, Trotski, grâce au contrôle qu’il a acquis sur le Parti depuis qu’il en est le Secrétaire général. Cette position lui a en effet permis de placer des membres de son clan à tous les postes importants. Il se présente comme le seul véritable héritier de Lénine autour duquel il organise un véritable culte. Une fois au pouvoir, il met en place des mesures destinées à collectiviser l’économie : l’État soviétique contrôle désormais les terres et les usines en URSS. Staline impose aux paysans d’abandonner leurs terres pour travailler dans des coopératives d’État (les kolkhozes). Tous ceux qui refusent, en particulier les koulaks (petits propriétaires) sont traqués, déportés ou exécutés par la police politique. Staline décide aussi de moderniser les industries en donnant la priorité aux industries lourdes. Il met ainsi en place des plans quinquennaux qui fixent des objectifs de production à atteindre dans tous les domaines économiques sous peine de sanction. Pour éviter toute contestation, l’opposition est interdite et traquée par la police politique (NKVD) : seul le parti communiste (PCUS) est autorisé. Son chef, Staline devient le chef unique de l’URSS.

 

III / Le Front populaire en France et les menaces des dictatures.

  1. L’expérience du Front populaire.

 

  1. La crise internationale de 1929 se fait sentir en France à partir de 1931. En effet, on observe une baisse de la production industrielle et une forte augmentation du nombre de faillites des entreprises et par conséquent du nombre de chômeurs. La misère se développe en France. Il y a une baisse des salaires et les chômeurs organisent des marches de la faim.
  2. Les ligues d’extrême droite qui s’opposent avec violence à la République. Les parades dans les rues, les uniformes et le salut fasciste montrent que cette ligue est influencée par les régimes totalitaires. L’État interdit les ligues par une loi de janvier 1936.
  3. Le 6 février 1934, les Ligues manifestent. Cette manifestation tourne à l’émeute aux abords de l’Assemblée nationale. Cette émeute s’achève dans le sang : 15 morts et 1500 blessés. Face à ce danger, les partis de gauche (PR, SFIO, PCF) et les syndicats s’unissent. La gauche veut défendre et développer les libertés démocratiques et assurer la paix.
  4. Le Front populaire est composé du parti radical (Daladier), de la SFIO (Blum) et du PCF (Thorez). Le Front populaire a gagné les élections d’avril-mai 1936 parce qu’il a la majorité absolue à la Chambre des députés. Léon Blum est chargé de former le gouvernement du Front populaire. Des grèves joyeuses éclatent près la victoire du Front populaire. Les ouvriers expriment leur joie (ils dansent) et leurs attentes. Les accords Matignon du 7 juin 1936 mettent fin à ces grèves.
  5. Pour lutter contre la crise économique et le chômage, le Front populaire veut augmenter les salaires pour favoriser la consommation, lancer une politique de grands travaux. Les nouveaux droits acquis par les accords Matignon sont : des contrats collectifs (convention collective), une hausse des salaires de 15 à 7 %, la liberté d’opinion et le droit d’appartenir à un syndicat. Deux lois sociales complètent les acquis des travailleurs : la semaine de 40 heures et 15 jours de congés payés.
  6. Le Front populaire veut apporter un peu de bien-être et de sécurité aux Français, surtout aux classes populaires.
  7. La chute du Front populaire s’explique par les attaques et les injures lancées par l’extrême droite contre Blum et son gouvernement, par la division des partis politiques du Front populaire face à la guerre d’Espagne et par l’incapacité du gouvernement à sortir la France de la crise économique. Daladier forme un nouveau gouvernement. Son objectif est de remettre la France au travail.

 

Bilan. La crise économique touche la France à partir de 1931. La production industrielle diminue fortement ce qui provoque une hausse des faillites et par conséquent une augmentation du nombre de chômeurs (426 000 en 1935). L’extrême droite cherche à exploiter la crise. Le 6 février 1934, les ligues organisent des manifestations à Paris. Elles dégénèrent en violentes émeutes. Les partis de gauche, qui craignent un renversement de la République s’unissent. En 1936, le Front populaire (PR, SFIO, PCF) remporte les élections.

Léon Blum compose le gouvernement avec des radicaux et socialistes et reçoit le soutien des communistes. Cette victoire électorale suscite un vif espoir dans le monde ouvrier qui montre ses attentes en se mettant en grève. Le gouvernement Blum signe les accords Matignon le 7 juin 1936 qui améliorent les conditions de vie et de travail des français. Deux lois sociales complètent ces accords en instituant la semaine de 40 heures et 15 jours de congés payés. Une grande partie de la population accueille favorablement ces mesures.

BLUM Léon (1872-1950)

Député socialiste, il refuse d’adhérer à la IIIe Internationale lors du congrès de Tours en 1920. Au début des années 1930, il rassemble les principaux partis de gauche pour former le Front populaire. Après la victoire du Front populaire aux élections de 1936, Léon Blum devient le nouveau Président du conseil (~ de 1er ministre). Le gouvernement Blum est innovateur : 2 femmes deviennent secrétaires d’État (Irène Joliot-Curie [recherche] et Suzanne Lacore [institutrice, protection de l’enfance] ; les femmes n’ont pas le droit de vote en France en 1936) et il crée un ministère du sport et des loisirs (1ère fois dans l’histoire de France). Les communistes ne participent pas au gouvernement pour ne pas effrayer les milieux d’affaires. Arrêté par le régime de Vichy, il est jugé et déporté en Allemagne.

 

 

Définitions.

  • Antiparlementarisme: opposition au régime parlementaire.
  • Congés payés: jour de repos pendant lequel le salarié perçoit son salaire.
  • Convention collective: accord entre syndicats et patronat pour définir les conditions de travail dans une profession ou dans une entreprise.
  • Front populaire: rassemblement des partis de gauche après 1934, puis gouvernement qui dirige la France de 1936 à 1938.
  • Ligue: groupe d’extrême droite qui s’oppose avec violence à la République.
  • Parti communiste français : parti regroupant les membres de la SFIO qui ont adhéré à la IIIe Internationale, sous la direction soviétique. (SFIC: Section Française de l’Internationale Communiste)
  • SFIO. : (Section Française de l’Internationale Ouvrière, IIe Internationale) : nom donné au parti socialiste fondé en 1905.

Union sacrée : union patriotique de toutes les forces politiques françaises face à l’ennemi allemand de 1914 à 1917.

 

  1. La marche à la guerre.

 

  1. L’Italie est alliée à l’Allemagne en Europe (axe Rome-Berlin en 1936). L’Allemagne signe un pacte avec l’URSS en 1939. Cela semble surprenant parce que dès l’arrivée des nazis au pouvoir, les premières victimes du nazisme sont les communistes. L’Italie, l’Espagne, la Hongrie et le Japon sont les pays qui ont signé le pacte anti-Kominterm proposé par l’Allemagne, en 1936.
  2. En 1936, les Allemands remilitarise la Rhénanie ce qui est une violation de l’article 42 du traité de Versailles. La politique d’annexion débute en 1938. Grand Reich (Grand Empire ou Grande Allemagne) allemand est le territoire qui veut regrouper toutes les populations de culture allemande. Il comprend l’Allemagne, l’Autriche, des Sudètes et la Bohème Moravie. Les annexions allemandes en 1938 sont l’Autriche, les Sudètes. En 1939, les Allemands annexent la Bohème Moravie.
  3. C’est à l’Est de l’Europe l’Allemagne veut conquérir son espace vital.
  4. Voir la carte dans le cahier.

 

Bilan. L’expansion de l’Allemagne en Europe a pour but de conquérir un espace vital dans les territoires de l’Est de l’Europe pour la race aryenne. Cette expansion veut aussi rassembler toutes les populations de langue allemande dans une grande Allemagne : le Grand Reich. Hitler se débarrasse des obligations imposées par le traité de Versailles. L’Allemagne réarme. Le service militaire est rétabli en 1935. En mars 1936, Hitler fait occupée la Rhénanie. Les démocraties occidentales montrent leur faiblesse en ne réagissant pas. Le pacifisme est très développé dans ces pays et l’on croit en l’action de la SDN. Hitler a des alliés en Europe : l’Italie de Mussolini (1936 : l’axe Rome – Berlin), le Japon (1936 : pacte Anti-Kominterm) et l’URSS en 1939 (pacte de non-agression germano-soviétique). Après l’annexion de l’Autriche en 1938, Hitler se lance dans la conquête de la Tchécoslovaquie et en septembre 1939, de la Pologne.

L’invasion de la Pologne le 1er septembre 1939 par l’armée allemande marque le début de la Seconde Guerre mondiale. 

 

 

Synthèse du cours

 En Allemagne

Russie puis URSS en 1922

 En France

 

Contexte politique et économique

1919, traité de Versailles

À partir de 1929, crise économique

Crise politique : contestation de la démocratie par l’extrême droite

1917, révolutions russes

Première Guerre mondiale

Mise en place d’un régime communiste dirigé par Lénine

À partir de 1931,

Crise économique et sociale

Crise politique : contestation de la démocratie par l’extrême droite

 

 

Arrivée au pouvoir

Succès électoraux du parti nazi 

Hitler, Chancelier le 30 janvier 1933

 

 

1924, Staline est le successeur de Lénine à la tête du Parti communiste soviétique

 

Victoire du Front populaire aux élections législatives en mai 1936

 

 

 

Politique menée

À partir de 1933,

 

Régime raciste et antisémite

 

Régime totalitaire : société contrôlée et terrorisée

 

À partir de 1928,

Régime communiste : collectivisation et contrôle de l’économie

Régime totalitaire : société contrôlée et terrorisée

À partir de juin 1936,

Régime démocratique de gauche (République) : 40 heures de travail hebdomadaires ; 15 jours de congés payés

 

 

 

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